Les enseignants en Ontario risquent d’être disciplinés pour violation du code des droits de la personne

Un syndicat d’enseignants de l’est de l’Ontario a averti ses membres qu’ils pourraient faire l’objet de mesures disciplinaires en vertu du code des droits de la personne régissant le comportement inapproprié des élèves et l’expression d’une série d’opinions, allant des opinions socialement conservatrices aux déclarations apolitiques et apparemment anodines.

Le syndicat local de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF) pour le conseil scolaire du district de Limestone, dans la région de Kingston, ont envoyé à leurs membres une “mise à jour des membres” les mettant en garde contre d’éventuelles mesures disciplinaires pour violation des droits de la personne si les enseignants utilisent des termes tels que “angle mort” ou disent à un élève de ranger son téléphone.

Dans l’email, John Vince, négociateur en chef de la section 27 de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario, a informé les membres du syndicat que certaines opinions couramment répandues aux États-Unis et au Royaume-Uni ne sont pas autorisées en Ontario et que l’expression de ces opinions interdites peut entraîner des mesures disciplinaires.

Au lieu de citer des exemples spécifiques des opinions interdites, nous noterons que ces opinions incluent des points de vue politiques de droite, tels que les droits parentaux, ainsi que l’idée qu’il n’y a que deux genres. Les enseignants ont été informés qu’ils ne pouvaient pas exprimer l’opinion selon laquelle les femmes transgenres ayant subi une puberté masculine devraient être exclues du sport féminin, malgré des études concluant que les femmes trans ont un avantage déloyal sur les femmes.

De même, l’idée que les hommes trans avec des pénis pourraient mettre certaines femmes mal à l’aise dans les vestiaires est également interdite, malgré le soutien d’un nombre significatif de femmes en faveur d’espaces réservés aux femmes. Les enseignants ont également été avertis qu’ils ne devaient pas croire que certaines pratiques culturelles sont supérieures à d’autres, citant par exemple le fait de croire que le droit occidental est supérieur à la loi islamique fondamentaliste ou que “la méthode scientifique est supérieure à d’autres façons de connaître”.

John Vince a également encouragé les enseignants à garder des secrets aux parents, affirmant que ce n’était pas une mauvaise chose, et leur a déconseillé de dire aux parents s’ils surprennent leur enfant en train de vaporiser ou de sniffer de la cocaïne ou d’autres substances illicites. De plus, les enseignants ont été informés qu’ils ne devaient pas dire aux élèves de ranger leur téléphone, de baisser leur capuche et ne pas demander pourquoi un élève était en retard de manière excessive.

Le non-respect de ces règles de langage et d’action peut entraîner des mesures disciplinaires de la part du conseil scolaire et constituer une violation du code ontarien des droits de la personne. Ce code interdit les actions discriminatoires basées sur des critères tels que l’âge, la couleur et la race, l’origine ethnique, le handicap, l’identité de genre et l’orientation sexuelle.

Il est possible de déposer une plainte en matière de droits de la personne contre un enseignant sur le site web du conseil scolaire. Les plaintes sont envoyées à l’agent des droits de la personne et de l’équité en cas d’incident impliquant un élève et un enseignant. L’actuel responsable des droits de la personne et de l’équité est Yusuf Abdulkareem.

Nous avons contacté John Vince pour obtenir des commentaires sur la défense par le syndicat d’un enseignant faisant l’objet de mesures disciplinaires pour avoir prononcé une ou plusieurs des infractions au discours mentionnées, ainsi que sur la question de savoir si la liberté d’expression d’un enseignant peut être restreinte dans une société libre. Vince n’a pas répondu.

Section FAQ basée sur les principaux sujets et informations présentés dans l’article :

1. Quelles mesures disciplinaires les enseignants de l’est de l’Ontario pourraient-ils faire face ?
– Les enseignants pourraient faire l’objet de mesures disciplinaires en vertu du code des droits de la personne pour un comportement inapproprié des élèves et l’expression de certaines opinions.

2. Quels termes ou actions pourraient entraîner des mesures disciplinaires ?
– L’utilisation de termes tels que “angle mort” ou l’ordre à un élève de ranger son téléphone pourraient entraîner des mesures disciplinaires.

3. Quels types d’opinions sont interdits en Ontario ?
– Les opinions politiques de droite, tels que les droits parentaux et l’idée qu’il n’y a que deux genres, sont interdites. Il est également interdit d’exprimer l’opinion selon laquelle les femmes transgenres ayant subi une puberté masculine devraient être exclues du sport féminin.

4. Pourquoi ces opinions sont-elles interdites ?
– Ces opinions sont considérées comme discriminatoires selon le code ontarien des droits de la personne.

5. Que conseille John Vince aux enseignants en ce qui concerne les secrets aux parents ?
– John Vince encourage les enseignants à garder des secrets aux parents et à ne pas leur dire s’ils surprennent leur enfant en train de consommer des substances illicites.

6. Quelles actions ou termes ne doivent pas être utilisés par les enseignants envers les élèves ?
– Les enseignants ne doivent pas dire aux élèves de ranger leur téléphone, de baisser leur capuche et ne pas demander de manière excessive pourquoi un élève est en retard.

7. Quelles actions discriminatoires sont interdites selon le code ontarien des droits de la personne ?
– Le code interdit les actions discriminatoires basées sur des critères tels que l’âge, la couleur et la race, l’origine ethnique, le handicap, l’identité de genre et l’orientation sexuelle.

Définitions des termes clés utilisés dans l’article :
– Syndicat : une organisation qui représente les intérêts des travailleurs et négocie collectivement avec les employeurs pour les droits des employés.
– Mesures disciplinaires : des actions prises contre un individu en réponse à un comportement inapproprié ou contraire aux règles.
– Code des droits de la personne : un ensemble de lois qui protègent les droits fondamentaux de toutes les personnes et qui interdisent la discrimination.

Liens suggérés :
Site web de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (OSSTF)
Site web du Conseil ontarien des droits de la personne